En 2001, j'ai intégré le corps de la Sûreté Nationale du Cameroun en qualité de cadre, à la suite de ma réussite à un concours administratif. Cette admission fut suivie de deux années de formation à la prestigieuse École nationale supérieure de Police de Yaoundé, au terme desquelles j'ai commencé une carrière qui allait m'occuper vingt années durant.
Vingt années au cours desquelles j'ai enquêté, analysé, formé, conçu des actions de formation et transmis — confronté aux réalités du crime, aux mécanismes de la criminalité et aux défis quotidiens des professionnels chargés de la protection des personnes et des biens.
Après deux décennies de service, alors qu'il me restait encore une quinzaine d'années de carrière possible, j'ai fait le choix, pour des convictions personnelles, de quitter silencieusement la Sûreté Nationale.
Tout au long de ma carrière, j'ai considéré que l'expérience professionnelle devait constamment être accompagnée par l'apprentissage, la remise en question et l'ouverture aux meilleures pratiques.
Admission par concours administratif, suivie de deux ans de formation à l'École nationale supérieure de Police de Yaoundé.
Formation au Centre de perfectionnement à la police judiciaire, obtenue avec le titre de vice-major de promotion.
Formation dispensée à l'École nationale supérieure de Police de Yaoundé par des formateurs de l'Institut national de formation de la Police française.
Spécialisation dans la structuration de dispositifs de formation adaptés aux professionnels de la sécurité et de l'application de la loi.
Formation spécialisée sur la traite des êtres humains (Trafficking in Persons) au sein de l'International Law Enforcement Academy, en coopération avec le Département d'État des États-Unis.
Je poursuis mon engagement sous une forme nouvelle : la formation, le consulting et la sensibilisation citoyenne.
« À Gaborone, j'ai rencontré des collègues dont les pays étaient différents, dont les langues étaient différentes, dont les contextes étaient différents, mais dont les affaires se ressemblaient d'une façon troublante. Les mêmes méthodes. Les mêmes profils de victimes. Les mêmes techniques de recrutement. Les mêmes mensonges. Ce crime est universel. Sa prévention doit l'être aussi. »
Cette formation à Gaborone, combinée à vingt ans d'expérience professionnelle, m'a permis de comprendre que lutter contre ce phénomène criminel ne signifie pas uniquement rechercher ses auteurs après la commission de l'infraction. Il faut aussi comprendre comment les victimes sont recrutées, pourquoi elles deviennent vulnérables, comment les criminels exploitent leurs faiblesses — et surtout, comment empêcher que le crime ne se produise.
Aujourd'hui, combattre autrement ce crime transnational est au cœur de mon engagement. La pire erreur serait de penser que l'on est à l'abri, que cela n'arrive qu'aux autres. Je vous invite, de tous les horizons, à nous rejoindre nombreux dans ce combat légitime — qui est celui de tous et de chacun.
À ce combat s'ajoute celui de la promotion des droits humains et de la bonne gouvernance — sans lequel notre lutte contre la traite ne serait qu'un coup d'épée dans l'eau, tant la mauvaise gouvernance multiplie les facteurs de vulnérabilité.
C'est pour cette raison que j'ai fondé l'Académie du Directeur d'Enquête : pour mettre vingt ans d'expérience de terrain directement entre les mains des parents, des enseignants, des professionnels, des organisations et des citoyens, où qu'ils se trouvent dans le monde.
Former une nouvelle génération de professionnels et de citoyens capables d'anticiper les risques et de promouvoir l'intégrité.
Chaque contenu s'appuie sur des cadres juridiques précis et des situations réelles.
Dans chaque mandat, chaque formation, chaque recommandation.
Rendre des connaissances professionnelles utilisables par tous, sans jargon inutile.
Un réflexe concret, applicable immédiatement, à chaque contenu produit.
Un engagement tenu, au service des institutions comme des citoyens.
Guider par l'exemple, avec exigence et écoute.
« On ne me demandera jamais pardon d'avoir trop prévenu. On me le demandera peut-être de ne pas avoir assez alerté. »
Je réponds personnellement à chaque message.